3 réactions indésirables à la vaccination

La régression de certaines maladies infectieuses, sous l’effet des vaccinations, incite beaucoup de praticiens à attacher une importance croissante aux complications des vaccinations.

Il est tout à fait frappant de voir limiter le champ d’application des vaccinations, en mettant en relief les incidents ou accidents éventuels, sans jamais parler du recul ou de la disparition des maladies contre lesquelles on vaccine.

Les accidents vaccinaux sont rares : une certain nombre pourrait être évité en respectant les contre-indications proposées pour chaque vaccin, dont certaines, malgré la loi, sont périmées du fait de l’amélioration considérable de la qualité des vaccins qui sont de plus en plus purifiés, de moins en moins réactogènes et de mieux en mieux tolérés.

Les vaccinations ne sont convenables que si elle n’entraînent pas d’accidents sérieux.

La connaissance des accidents vaccinaux est d’une très grande importance car elle détermine l’adoption ou le rejet de tel vaccin ou de tel mode de vaccination.

Il est souvent difficile d’établir avec certitude une relation de cause à effet entre vaccinal et l’accident observé ainsi que la frontière entre une complication mineure et majeure, qui reste imprécise et souvent subjective.

Schématiquement, les accidents post-vaccinaux peuvent être classés en 2 groupes :

  • les réactions proprement dites, inhérentes à certains vaccins, généralement bénignes, entraînant des troubles éphémères et un inconfort passager
  • les complications anormale, sévères, spectaculaires, souvent réversibles, mais entraînant parfois une invalidité temporaire ou définitive, avec des séquelles plus ou moins graves

Réactions locales

Les réactions locales post-vaccinales sont d’observations courantes.

Elles sont en règle bénignes et cèdent généralement au bout de 24 à 48 heures.

La réaction locale est caractérisée par une douleur immédiate au point d’inoculation, qui disparaît habituellement au bout de quelques minutes ou peut faire place à une sensation d’endolorissement persistant pendant quelques heures, voire jusqu’au lendemain.

Vaccination douloureuse

Vaccination douloureuse

La réaction locale douloureuse est influencée par le volume du vaccin injecté.

Elle est plus fréquente et plus intense avec le vaccin associé D.T. – T.A.B.

L’apparition d’un nodule au point d’injection est habituellement, surtout avec les vaccin adsorbés.

Elle s’observe chez 5 à 10 % des vaccinés.

Généralement indolore, le nodule peut persister plusieurs semaines.

De façon très exceptionnelle, la réaction locale peut devenir inflammatoire et, éventuellement, évoluer vers la formation d’un abcès, le plus souvent aseptique.

Réactions générales

La grande crise anaphylactique avec atteinte profonde de l’état général, hypotension allant jusqu’au collapsus et oedème de la glotte est exceptionnelle.

Parfois, on note un syndrome fébrile plus ou moins intense associé à d’autres signes, en particulier des céphalées ou des troubles digestifs qui persistent 1 ou 2 jours.

Les réactions générales sont plus fréquentes après vaccinations par vaccin bactérien T.A.B. ou vaccin coquelucheux.

Après vaccination rougeoleuse ou rubéolique, on signale la possibilité de quelques réactions se produisant du 5ème au 12ème jour après la vaccination ; une réaction fébrile est observée chez 10 à 20 % des vaccinés et dure généralement 24 à 48 heures.

Elle est plus rarement observée après vaccination ourlienne.

Incidents cutanés

Les manifestation cutanées, à type d’anaphylaxie locale au point même de l’injection, revêtant l’aspect de phénomène d’Arthus, ne sont pas rares.

Cette réaction peut s’accompagner de fièvre et parfois d’éruption à distance.

Elle disparaît toujours spontanément en 3 à 6 jours.

Une éruption urticarienne peut être notée chez les sujets avec antécédents allergiques, d’où l’intérêt de l’épreuve de tolérance avant vaccination pour déterminer le mode d’action du vaccin sur la personne.

Des accidents cutanés allant de la simple réaction d’hypersensibilité  type d’urticaire à la vaccine généralisée étaient autrefois observés après vaccination antivariolique.

Un exanthème est observé entre le 6ème et le 12ème jour, dans :

  • 2 à 5 % des cas, après vaccination contre la rougeole
  • 5 à 10 % des cas, après vaccination contre la rubéole

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