Autres accidents indésirables après la vaccination

Il est possible que la vaccination d’un sujet entraine des accidents ou des réactions indésirables.

Accidents articulaires

Le vaccin rubéole est le seul vaccin qui peut déterminer des réactions articulaires.

Le plus souvent, il s’agit d’arthralgies fugaces.

Ces incidents sont plus fréquents et plus sévères avec la souche HPV77.

Ils sont rares chez l’enfant, 1 %, et plus fréquents chez l’adulte où l’on note des manifestations articulaires chez 5 à 10 % des vaccinés.

Ils guérissent spontanément sans séquelles et sans traitement.

Articulations

Articulations

Accidents ganglionnaires

Le B.C.G. est considéré comme une vaccination généralement bénigne mais peut cependant se compliquer de « bécégite » :

  • adénites régionales inflammatoires simples
  • latentes
  • suppurées

Ces derniers se produisent dans le territoire correspondant au point d’inoculation du vaccin.

Les adénites inflammatoires simples apparaissent 3 à 5 semaines après la vaccination, persistent 1 mois environ, puis disparaissent sans laisser de traces.

Leur fréquence est estimée de 6 à 12 % des sujets vaccinés.

Les adénites suppurées constituent, en réalité, la véritable complication que l’on observe après le B.C.G.

Leur fréquence a été diversement appréciée.

L’O.M.S. l’estime entre 0,1 à 4,3 % chez les enfants âgés de moins de 2 ans ; Mande et Fillastre entre 0,14 et 0,34 % chez les enfant d’âge pré-scolaire vaccinés par voie intradermique.

La fréquence des adénites dépend de plusieurs facteurs.

L’âge du sujet joue un rôle important ; elles s’observent surtout chez le nourrisson et l’enfant jeune.

Elles sont exceptionnelles au-dessus de 6 ans et plus de la moitié des adénites suppurées survient chez des enfants de moins de 2 ans.

Une grande différence apparaît aussi selon la méthode de vaccination utilisée.

D’après Mande et Fillastre la vaccination par scarification provoque, chez les petits enfants âgés entre 1 mois et 2 ans, moins d’adénites suppurées que l’injection intradermique.

On trouve, par ailleurs, des différences nettes dans la fréquence des adénites suivant les souches utilisées.

Leur taux varie entre 0 et 21 %, en fonction de la concentration du vaccin.

L’adénite suppurée peut subir plusieurs mode évolutifs ; fréquemment, elle se fistulise, suppure puis se renferme au bout de quelques jours ; parfois, la suppuration est intermittente avec plusieurs épisodes échelonnés sur 6 semaines, jusqu’à 5 ou 6 mois.

Dans de rares cas, l’évolution est assez particulière, le ganglion caséifié s’élimine en masse, laissant une importante ulcération de 15 à 25 mm de diamètre qui se cicatrise en quelques semaines.

Enfin, plus rarement, l’adénite suppurée peut évoluer vers la calcification.

L’état général du sujet n’est habituellement pas atteint par ces adénites :

  • la température reste normale
  • chez le nourrisson la courbe de poids est normale

Le traitement de l’adénite consiste à évacuer le contenu de la masse ganglionnaire puis à injecter localement de l’hydrocortisone et de l’isoniazide.

Un drain peut être laissé en place.

Plus rarement, un exérèse chirurgicale peut être discutée.

Mais, dans tous les cas, on note une évolution régulièrement favorable et bénigne.

Quant aux « bécégites » généralisées mortelles, exceptionnelles, elles atteignent surtout les enfants présentant des troubles graves de l’immunité cellulaire.

D’autres vaccins ont été rendus responsables de réactions ganglionnaires ; une tuméfaction ganglionnaire, surtout cervicale, qui n’évolue jamais vers la suppuration a été notée dans 15 à 20 % des cas après vaccination rubéolique.

A noter que les adénopathies sont un signe constat de la rubéole maladie.

Des réaction ganglionnaires sont aussi décrites après vaccination antivariolique et rabique et Dorfman rapporte de rares cas d’adénites secondaires au vaccin antirougeoleux.

Accidents osseux

Les auteurs scandinaves ont été les premiers à rapporter des réactions indésirable à la vaccination qui ont touché l’os.

Il s’agit en général de cas d’ostéites caractérisés par un ostéolyse après vaccination B.C.G.

Elles surviennent généralement 6 à 33 mois après vaccinations.

Leur localisation est indépendante du lieu d’inoculation et peut être multiple.

Le technique vaccinale paraît être un facteur étiologique important, en rapport avec une quantité anormale de vaccin administré.

Leur fréquence est estimée par l’O.M.S. à 0,1 pour 100000 sujets vaccinés.

Accidents oculaires

Oeil

Oeil

Autrefois, seul le vaccin antivariolique était responsable, dans de rares cas, d’infections oculaires accidentellement par auto-inoculation.

Accidents sanguins

Les purpuras thrombopéniques au cours des infections virales et bactériennes sont connus depuis longtemps.

Plusieurs cas ont été signalés au cours :

  • des hépatites
  • de la rubéole
  • de la rougeole
  • de la mononucléose infectieuse
  • de la varicelle

De rares observations ont été publiées après vaccination.

Cependant, la possibilité de survenue de purpura thrombopénique a été observée après  :

  • vaccination rougeoleuse
  • vaccination rubéolique

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