Autres choses à savoir sur la vaccination

Pour que l’effet des vaccins soit optimale, il faut se mettre au courant sur certains choses y compris le mode d’action, les indications, les contre-indications…

Vaccinations et hémophilie

Le risque des maladies infectieuses chez l’hémophile est réel, non seulement du fait de la gravité de la maladie elle-même mais aussi en raison de la thérapeutique qui peut être prescrite chez ces malades, nécessitant, dans certains cas, des injections intramusculaires et, en cas de complications, une trachéotomie.

En dehors du risque hémorragique, il n’y a pas de contre-indications particulières chez les hémophiles.
Les vaccinations sont, au contraire, fortement recommandées.

Afin d’éviter une hémorragie, Allaneau conseille de pratiquer les injections vaccinales dans une région facile à comprimer : le bras par exemple.

Après transfusion sanguine, il est conseillé d’attendre au moins 6 semaines avant de pratiquer une vaccination par vaccin vivant atténué :

  • rougeole
  • rubéole
  • oreillons

Vaccinations et prématurité

La vaccination

La vaccination

L’âge approprié pour commencer la vaccination chez le prématuré reste inconnu. A notre connaissance, les recommandations concernant la vaccination du prématuré sont fondées sur des bases théoriques plutôt que scientifiques.

L’Académie Américaine de Pédiatrie recommande la vaccination du prématuré à l’âge chronologique de 2 mois, à condition que l’enfant soit bien portant, mais cette recommandation n’est basée sur aucune donnée réelle.

Fulginiti déconseille la vaccination antipoliomyélitique par voie orale chez les prématuré hospitalisé ou gardé dans une unité de soins, à case d’un risque hypothétique de contamination des autres enfants non vaccinés, vivant dans la même collectivité.

Cependant, Smolen étudiant l’efficacité du vaccin polio oral, administré à 2 et 4 mois chez le prématuré, ne trouve pas de différence au contrôle à l’âge de 6 mois par rapport aux enfants nés à terme vaccinés dans les mêmes conditions.

La réponse en anticorps n’est pas influencée par :

  • le degré de prématurité
  • le poids de naissance
  • la sévérité des problèmes néonataux :
    • l’hyperbilirubinémie
    • les tranfustions sanguines
    • l’administration simultanée de DT. Coq

Bernbaum et coll. , analysant l’efficacité du vaccin diphtérique, tétanique et coquelucheux chez 25 prématurés en comparaison avec des enfants nés à terme, observent chez 100 % d’entre eux l’acquisition des anticorps spécifiques vis-à-vis des 3 vaccins, dès la deuxième injection.

Les réactions secondaires ainsi que le taux d’anticorps étaient plus faibles chez les prématurés par rapport aux enfants nés à terme.

A signaler par ailleurs que le B.C.G., d’après la législation française, constitue une contre-indication temporaire chez le prématuré, tant que l’enfant n’a pas atteint le poids de 3 kg.

Du fait de la pauvreté des renseignements que nous possédons, concernant la vaccination du prématuré, des recherches ultérieures méritent d’être entreprises.

Elles devraient porter sur l’innocuité et l’efficacité des vaccinations en fonction des anticorps passifs transmis, du degré de la prématurité et des problèmes pathologiques observés dans les premiers mois de la vie et de la vulnérabilité du prématuré vis-à-vis des infections bactériennes et virales qui peuvent être prévenues par la vaccination.

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