Contre-indications des vaccinations

La crainte de réactions vaccinales entraîne souvent, de la part des pédiatres et médecins praticiens, une attitude d’abstention qui ne semble pas toujours être justifiée.

Les indications et contre-indications des vaccinations sont maintenant bien codifiées à partir de données expérimentales précises et nombreuses.

Les purifications de plus en plus poussées des vaccins ainsi que leur concentration ont diminué considérablement les risques vaccinaux.

Il importe donc de ne pas multiplier les contre-indications qui étaient autrefois basées sur des considérations théoriques plutôt que réelles ou pratiques.

Afin d’augmenter la couverture vaccinale dans les pays en voie de développement, l’O.M.S., dans le cadre du programme élargie de vaccination (P.E.V.) a récemment allégé les contre-indications vaccinales en recommandant l’immunisation des enfants malades au atteints de malnutrition.

Législation actuelle

En France, la circulaire n°706 du 27.12.1985 a modifié les contre-indications vaccinales de la circulaire du 15.7.1965, en les classant en fonction de la nature du vaccin, inactivé ou vivant atténué, ou en fonction de l’affection dont l’enfant est atteint au moment de la vaccination.

Les contre-indictions de la vaccination par le B.C.G. n’ont pas été modifiées ; le décret du 9.7.1951, modifié le 29.4.1968, précise ces contre-indications :

  • prématurité, tant que l’enfant n’a pas atteint le poids de 3 kg
  • maladies aiguës, pendant toute la durée de leur évolution et la phase de convalescence
  • dermatoses étendues évolutives

Un projet de décret modifiant le décret du 9.7.0951, présenté par le Conseil Supérieur d’Hygiène Publique, recommande la limitation des contre-indications à la vaccination B.C.G. chez les enfants atteints de déficit immunitaire à médiation cellulaire.

Le délai d’un mois entre le B.C.G. et une autre vaccination est supprimé mais la contre-indication temporaire, lors de dermatoses étendues est maintenue.

Contre-indications des vaccinations circulaire n°706 du 27.12.1985

Vaccins bactériens

Vaccins bactériens  Contre-indications
 Anatoxine
  • aucune
 Coqueluche
  • encéphalopathie évolutive convulsivante ou non survene 48 heures après l’injection
  • forte réaction post-injection : fièvre > 40 °C, choc, convulsions
Typhoïde
  •  grossesse
  • enfant de moins de 2 ans
  • personnes de plus de 35 ans
 Choléra
  • vaccination amarile datant de moins de 3 semaines
 Brucellose
  • test brucellique
  • grossesse
 vaccin polysaccharidique
  • pneumococcique (3 – 5 ans d’intervalle)
  • méningococcique

(Pour tous ces vaccins : contre-indications en cas de forte réaction après une injection antérieure)

Vaccin viraux

Vaccins vivants atténués Contre-indications
 Polio oral
  •  déficit immunitaire acquis ou congénital
  • grossesse
 Rubéole et Rougeole
  •  déficit immunitaire acquis ou congénital
  • grossesse
  • injection récente d’immunoglobulines
 Oreillons et Fièvre Jaune
  •  déficit immunitaire acquis ou congénital
  • grossesse
  • injection récente d’immunoglobulines
  • allergie vraie à l’oeuf (réaction anaphylactique après ingestion d’oeufs)
  • fièvre jaune contre-indiquée avant l’âge de 6 mois
 Vaccins à virus tués ou inactive  Contre-indications
 Polio injectable
  • aucune
 Rage
  •  aucune
 Hépatite B
  •  aucune
 Grippe
  •  allergie vraie authentifiée aux protéines de l’oeuf

Pathologie contre-indiquant une vaccination

 

Néphropathies
  • T.A.B.
 Maladies malignes évolutives
  • V.V.A.
 Déficit immunitaire
  • V.V.A.
 Traitement immunodépresseurs
  • V.V.A.
 Cardiopathies
  • aucune
 Insuffisances respiratoires
  • aucune
 Maladies allergiques
  • test préalable si réaction anaphylactique à une injection antérieure
 Affections neurologiques évolutives
  • coqueluche
 Dermatose, eczéma
  •  aucune
 Grossesse
  •  V.V.A.
 Injection d’immunoglobulines
  •  R.O.R., attendre 6 semaines

Les antécédents de convulsions, non liés à une vaccination, ne sont pas eux-mêmes une contre-indication aux vaccinations.

Dans ce cas, il est inutile d’associer aux vaccinations coquelucheuse et rougeoleuse un traitement anticonvulsivant de courte durée.

Une vaccination faite au cours d’une grossesse méconnues ne justifie pas de conseiller une interruption de grossesse.

Contre indication à la vaccination par le B.C.G.

Le décret du 9.07.1951 modifié le 29.04.1968 précise les contre-indications au B.C.G. :

  • prématurité, tant que l’enfant n’a pas atteint le point de 3 kg
  • maladies aiguës, pendant toute la durée de leur évolution et la phase de convalescence
  • dermatoses étendues évolutives

Contre-indications à la vaccination antirougeoleuse

Grossesse

Grossesse

La circulaire n°131 du 29 août 1969, stipule les contre-indications à cette vaccination :

  • leucémies
  • syndromes malins généralisés
  • traitement par corticoïdes
  • déficit immunitaire important
  • grossesse

Le T.B.A. constitue une contre-indication chez les sujets atteints de néphropathies, de diabète ou de maladie allergique sévère.

Les vaccins vivants atténués sont formellement contre-indiqués en cas de traitement immunodépresseur ou de déficit immunitaire congénital.

Les vaccin inactivés peuvent être administrés sans risque.

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