La formation des anticorps après le vaccin

L’injection d’un vaccin pour la première fois entraîne, après une période de latence plus ou moins longue, la production d’anticorps à un taux faible.

Lors d’un contact ultérieur avec le même antigène, la réponse est particulièrement rapide et intense ; il s’agit alors d’une réaction anamnestique due à la présence des cellules sensibilisées ayant gardé la mémoire antigénique.

Réponse primaire

Les réactions primaires sont celles observées après la première injection vaccinale par opposition aux réactions secondaires qui sont observées lors de la répétition des injections.

Schématiquement, après une première injection vaccinale, on peut distinguer 3 périodes :

  • la période de latence
  • la période de croissance
  • la période de décroissance

La période de latence

La période de latence se situe entre l’injection vaccinale et l’apparition des anticorps sériques.

Cette période varie entre 24 heures et 2 semaines, en fonction du développement du système immunitaire du sujet, ainsi que de la nature, de la forme et de la dose de l’antigène utilisé.

La période de croissance

Dès la fin de la période de latence, le taux des anticorps croît de façon exponentielle ; il atteint son maximum en un temps variable allant de 4 jours à 4 semaines.

Cette période est approximativement de 3 semaines pour l’anatoxine tétanique ou diphtérique et de 2 semaines pour les vaccins microbiens.

En général, la production d’anticorps IgM précède celle des IgG.

Le taux d’anticorps peut rester élevé en plateau pendant quelques jours puis décroît rapidement.

La période de décroissance

Après avoir atteint la concentration maximale, le taux des anticorps décline d’abord rapidement puis lentement.

La période de décroissance est plus ou moins longue ; elle dépend à la fois du taux de synthèse des anticorps et de leur dégradation ainsi que de leur qualité et de leur quantité.

Les IgA et les IgM décroissent plus rapidement que les IgG.

Injection d'un vaccin

Injection d’un vaccin

Réponse secondaire

La réintroduction de l’antigène après un délai convenable déclenche une réponse de type secondaire, caractérisée à la fois par la rapidité d’apparition des anticorps spécifiques et la quantité importante des anticorps sécrétés qui sont d’emblée de type IgG.

Le taux maximum d’anticorps est atteint en quelques jours. La phase d’augmentation reste exponentielle mais sa croissance est plus rapide, alors que la phase de décroissance est plus prolongée.

On note, par ailleurs, une baisse momentanée du taux des anticorps, suivie d’une réascension si la deuxième injection intervient avant la disparition des anticorps induits par la première injection.

Les anticorps présents dans le sérum à un taux encore élevé masquent les antigènes administrés ; ainsi une deuxième stimulation antigénique très rapprochée de la première peut être inefficace du fait de l’élimination de l’antigène par les anticorps sériques encore présents à une concentration importante.

Les anticorps vont persister beaucoup plus longtemps, parfois indéfiniment.

Le fait important de la réponse secondaire est dû à la présence d’une population de lymphocytes à mémoire qui sont stimulés par la molécule immunogène et se différencient en cellules sécrétrices d’anticorps.

Les phénomènes de mémoire immunologique existent pour les 2 types de lymphocytes T et B.

La réponse secondaire s’observe avec un maximum d’intensité, lors de stimulations ultérieures, si l’on augmente les doses d’antigènes.

La mémoire immunologique persiste très longtemps chez l’homme même quand la concentration sérique d’anticorps est descendue en dessous du seuil de détection.

Elle dépend de la qualité et de la quantité de l’antigène inoculé ainsi que du rythme de stimulations.

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