Efficacité de la vaccination B.C.G.

La tuberculose pose un problème d’importance capitale dans le monde entier.

Une maladie mortelle

Tuberculose

Tuberculose

On estime de 15 à 20 millions de cas le prévalence de la maladie évolutive avec une incidence annuelle d’environ 10 millions dont au moins 3 millions de décès.

Chez les sujets nouvellement infectés, le risque de présenter une tuberculose a été estimé à environ 8 % les 2 premières années après l’infection.

Le risque diminue au cours des années suivantes, à savoir que 15 % des cas de tuberculose sont extropulmonaires.

La plupart des nouveaux cas sont dus au contact avec des personnes atteintes de tuberculose pulmonaire, qui constituent les sources d’infection.

l’importance de la population infectée qui constitue le réservoir de contamination, varie d’un pays à l’autre, allant d’environ 7 % aux U.S.A. à, virtuellement, la totalité de la population adulte dans certains pays :

  • d’Asie
  • d’Afrique
  • d’Amérique du Sud

Là où la prévalence de la tuberculose est élevée, la vaccination par le B.C.G. doit être sérieusement envisagée et appliquée.

La vaccination par le B.C.G.

L’épidémiologie de la tuberculose s’est modifiée, au cours de ces dernières années, dans la plupart des pays industrialisés, du fait d’un ensemble complexe de causes où se mêlent le haut niveau de vie, le dépistage précoce des cas et leur traitement, la vaccination par le B.C.G.

La vaccination B.C.G. est obligatoire dans 64 pays et officiellement recommandée dans 118 pays et territoires.

Elle est appliquée dans, environ, les trois quarts de la totalité des pays et territoires des 5 continents, parmi lesquels la quasi-totalité des pays en développement.

Dans un grand nombre de pays, la vaccination B.C.G. est pratiquée chez les nouveau-nés et les nourrissons.

Vaccination

Vaccination

Cette tendance à vacciner à la naissance s’est accentuée depuis l’introduction, par l’O.M.S., du P.E.V.

Cette politique de vaccination a plusieurs avantages : les enfants sont vaccinés peu après leur naissance à un moment où le risque d’infection est encore faible et où ils bénéficient d’une protection contre les formes les plus graves de la tuberculose infantile : la miliaire et le méningite tuberculeuse qui restent très graves malgré la chimiothérapie.

Par ailleurs, de nombreux pays prévoient la vaccination B.C.G. chez :

  • les enfants d’âge scolaire et à un âge plus avancé
  • les personnes tuberculo-négatives

En France, cette vaccination est obligatoire pour tous les enfants à partir de 6 ans (réglementation de 1950 et de 1954).

La vaccination précoce ne s’impose que lorsqu’il existe un risque de tuberculose dans la famille ou l’entourage.

L’efficacité du B.C.G

L’efficacité de cette vaccination a été parfaitement démontrée par une série d’enquêtes de protection, rigoureusement menées, ainsi que par l’étude de plusieurs épidémies scolaires du tuberculose.

L’étude effectuée par :

  • Aronson entre 1936 et 1956 parmi les Indiens d’Amérique, âgés de 0 à 20 ans
  • celle du British Medical Research Council sur plus de 48000 écoliers avec une durée moyenne d’observation de 8,8 ans
  • l’étude de Hyge au Danemark sur la morbidité tuberculeuse parmi les vaccinés et les non-vaccinés
  • l’étude de Gernez-rieux ont parfaitement démontré l’efficacité et l’innocuité du B.C.G

D’après Tendam et hitze, la vaccination des nouveau-nés par le B.C.G. confère une très bonne protection contre le risque de la tuberculose chez les enfants.

Signalons enfin qu’en 1975, la vaccination par le B.C.G. a été suspendue en République Fédérale Allemande à la suite de réaction fâcheuses provoquées par le mode d’action d’un nouveau vaccin.

De ce fait, l’incidence de la tuberculose a augmenté, passant de 33 cas en 1974, dans le groupe d’âge 0 – 1 ans, à 79 cas en 1976.

La publication des résultats de la récente étude effectuée à chingleput en Inde, où le B.C.G. s’est montré apparemment inefficace, a causé ne certaine inquiétude.

Cette enquête révèle qu’après 8 ans de surveillance d’un groupe de 260000 personnes vaccinées, le B.C.G. n’apporte aucune protection par rapport à un groupe témoin.

Il est vraisemblable que l’échec observé corresponde à l’accumulation de circonstances exceptionnelles ; diverses hypothèses ont été avancées pour expliquer, telles que le taux élevé d’infections à mycobactéries atypiques masquant en partie l’action du B.C.G.

Ce phénomène peut avoir joué un rôle dans l’échec indien mais ne peut, à lui seul, l’expliquer entièrement.

Il peut être dû à une épidémiologie particulière de la tuberculose dans la population considérée.

Il est a signaler, par ailleurs, que l’enquête indienne ne donne pas de renseignements valables sur le groupe concernant les enfants.

Les examens radiographiques et la recherche du bacille de Koch ont été effectués uniquement chez les enfants âgés de plus de 4 ans.

Ni les tuberculoses miliaires, ni les méningites tuberculeuses n’ont fait l’objet de recherche, ce qui nous amène à nous interroger sur la valeur de ces conclusions générales de l’enquête vis-à-vis des enfants.

Ces résultats défavorables ont conduit l’O.M.S. à réunir, en 1980, un groupe de scientifique sur la vaccination antituberculeuse.

Un groupe d’étude sur les principes de la vaccination par le B.C.G. a été chargé d’examiner les question soulevées par cet essai.

En dépit de ces résultats, l’O.M.S recommande cette vaccination dans le cadre du programme élargi de vaccination dès la naissance.

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