Efficacité des autres vaccins populaires

Il est important de se pencher sur quelques maladies assez populaires dans le but de connaître l’efficacité des vaccins spécifiques de chaque maladie.

Rougeole

Considérée comme une maladie bénigne, la rougeole est responsable encore d’une mortalité non négligeable en France.

Une trentaine de décès sont encore signalés tous les ans.

Rougeole

Rougeole

Ce sont les enfants âgés de moins de 3 ans qui sont le plus touchés.

Aux États-Unis, la vaccination contre la rougeole depuis 1963 a entraîné une diminution de 99,7 % de l’incidence notifiée de la maladie et un recul spectaculaire de la panencéphalite subaiguë sclérosante.

En 1983, seulement 1436 cas de rougeole ont été rapportés, soit 0,6 cas pour 100000 habitants dont 51 (4,9%) étaient des cas importés.

En France, d’après Rey, la morbidité de la rougeole est estimée entre 300000 et 400000 cas, soit 5,6 à 7,5 pour 1000 habitants de tous âges avec un taux de mortalité de 0,28 à 0,56 pour 1 million d’habitants, soit approximativement 32 décès tous les ans.

Par ailleurs, en 1986, 19 nouveaux cas de panencéphalite subaiguë sclérosante ont été rapportés en France dont 5 originaires de la Réunion ainsi que 30 cas d’encéphalites post-éruptives contre 22 en 1984 et 9 en 1985.

Le nombre de cas de panencéphalite est beaucoup plus important que celui des États-Unis qui ont enregistré moins de 10 cas en 1980, ce qui justifie pleinement la vaccination antirougeoleuse en France.

Tétanos

Le tétanos reste une maladie grave et fréquente en France où 124 cas ont été déclarés en 1985 et 107 en 1987 parmi lesquels plus de la moitié ont été fatals.

Mais 2 cas sur 3 et 4 décès sur 5, seulement, font l’objet d’une déclaration, la morbidité réelle serait de 400 cas par an.

La persistance de ces cas est surtout liée à l’absence de l’entretien de l’immunité par les injections de rappel qui doivent être effectuées tous les 10 ans.

La maladie atteint essentiellement les adultes de plus de 60 ans.

D’après une enquête récente, 82 % de ceux-ci ont plus de 60 ans et parmi eux 62 % sont des femmes âgées ayant échappé à la vaccination.

La diminution de l’immunité avec l’âge est les occasions de jardinages plus fréquentes chez les retraités augmentent le risque tétanique.

Par ailleurs, chez les adultes vaccinés, on oublie généralement les rappels indispensables pour entretenir l’immunité.

Une étude de la couverture vaccinale antitétanique, effectuée en France en 1986, montre que, si environ 95 % des enfants de moins de 10 ans sont correctement vaccinés, ce chiffre tombe à 33 % pour les personnes âgées de plus de 60 ans.

Seule l’immunisation active garantit, de façon quasi absolue, une protection contre le tétanos.

Or cette immunisation, doit l’application set encre très faible, est faite en France de façon irrationnelle qu’il faut absolument réviser, les obligations vaccinales ne concernant que les enfants âgés de moins de 18 mois, les militaires et certaines professions de santé.

Diphtérie

Vaccin contre la diphtérie

Vaccin contre la diphtérie

La régression spectaculaire de la diphtérie est actuellement observée dans tous les pays où la vaccination a été correctement appliquée.

En France, la vaccination antidiphtérique a été rendue obligatoire depuis la loi du 25 juin 1938, modifiée par la loi du 7 septembre 1948 qui précisait que la vaccinations antidiphtérique et antitétanique étaient obligatoires chez l’enfant entre 12 et 18 mois ; puis la loi du 12 août 1966 rend cette vaccination obligatoire avant l’âge de 18 mois.

En 1945, 45541 cas de diphtérie ont été déclarés.

Depuis lors, le nombre de cas a régulièrement décliné.

Le nombre total de cas enregistrés ces 3 dernières années est de 10 dont :

  • 3 ont été déclarés en 1984
  • 3 en 1985
  • 2 en 1987

Coqueluche

Toutes les statistiques des pays occidentaux montrent une décroissance régulière de la mortalité et de la morbidité coquelucheuse, ces 30 dernières années.

Cette évolution est la preuve de l’efficacité de la vaccination.

Dans les pays en voie de développement où cette vaccination est peu pratiquée, l’incidence de la maladie n’a pas varié.

Il est à noter que le succès de la vaccination anticoquelucheuse set dû essentiellement à son association avec d’autres vaccins, surtout avec les anatoxines et le  vaccin poliomyélitique.

L’efficacité de la vaccination a, par ailleurs, été démontrée en Angleterre où, à la suite d’une publication consacrée aux accidents de la vaccination, on a noté une régression spectaculaire des taux de vaccinations qui sont passés de 70 à 80 % pour les années 1965 – 1974 à environ 30 % en 1978.

Cette régression de l’acceptation de la vaccination anticoquelucheuse a déterminé une augmentation de la coqueluche maladie entre 1977 et 1982 ; avec deux poussées importantes :

  • la première en 1978 – 1979
  • la seconde en 1981 – 1982

Les notifications reçues au cours du troisième trimestre de 1982 ont été plus nombreuses que pour n’importe quel trimestre depuis le printemps de 1957.

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