Études concernant quelques vaccinations

Quelques études portant sur quelques vaccinations ont été réalisé  ; on va les aborder dans cet article.

Vaccination grippale, corticoïdes et insuffisance rénale

Les différentes études publiées montrent l’aggravation des maladies rénales chroniques lors des épidémies de grippe avec risque important de complications mortelles.

Plusieurs auteurs font état de cette vaccination et de son intérêt chez les sujets atteints d’une maladies rénale chronique, avec ou sans hémodialyse, sous corticothérapie ou traitement immunodépresseur.

Lagrange et coll. lors de leur étude, ont montré la bonne tolérance et l’efficacité sérologique de la vaccination grippale chez des malade en insuffisance rénale chronique traité par hémodialyse et chez des sujet ayant subi une transplantation rénale soumis à un traitement immunodépresseur et corticoïdes.

L’étude de l’immunité sérique dans les 2 groupes par rapport à un groupe témoin a montré l’apparition des anticorps spécifiques uniquement chez les hémodialysés.

Chez les malades soumis à un traitement immunodépresseur, ils ont noté l’absence d’acquisition des anticorps.

Toutefois, Caroll, étudiant la vaccination grippale chez des transplantés soumis à un traitement immunodépresseur, note un taux significativement plus bas en IgG par rapport aux témoins.

Les mêmes résultats ont été obtenus par Brun lors de son étude chez des sujets soumis à un corticothérapie.

Shet et coll. Pabico et coll. ainsi que Ortbals et coll. notent une augmentation des rejets chez les transplantés rénaux lors d’une grippe, alors que ces mêmes auteurs ainsi que autres insistent sur le parfaite tolérance et l’efficacité de la vaccination grippale, chez ces sujets, avec des résultats sérologiques moins favorables mais suffisants pour déterminer une protection antigrippale.

Vaccination des enfants soumis à un traitement immunodépresseur

Vaccination

Vaccination

 

S’il faut systématiquement proscrire des vaccins à virus vivant atténués chez les sujets soumis à un traitement immunodépresseur, l’utilisation des vaccins inactivés, par contre, peut être recommandée dans certains cas, mais il faut s’assurer avant tout de l’efficacité et de l’innocuité d’une telle vaccination.

Il est admis que la répétition et la sévérité des infections microbiennes ou virales chez les leucémiques sont essentiellement dues aux troubles et à l’affaiblissement des mécanismes immunitaires avec plus ou moins absence d’anticorps.

Shaw et Coll. ainsi que Heath et coll. ont noté un taux d’anticorps très bas après diverses infections chez les leucémiques.

Nos connaissances en ce qui concerne l’acquisition et la capacité de synthèse des anticorps chez les leucémiques ou les sujets soumis à un traitement immunodépresseur après vaccination primaire ou le plus souvent après rappel, sont pauvres.

Ogra et coll. ont étudié l’évolution des IgG, IgA et IgM après primo-vaccination ou rappel d’un vaccin antipoliomyélitique inactivé chez des enfants atteints d’une leucémie lymphoblastique aiguë et chez 2 groupes témoins, constitués le premier d’enfant normaux et le second d’enfants atteints d’une tumeur maligne soumis à un traitement immunodépresseur :

  • Mercaptopurine
  • Méthotrexate
  • Vicristine
  • Corticoïdes

Ils ont constaté après primo-vaccination l’acquisition d’anticorps dans les IgG pour le type I étudié, mais la réponse est inférieure aux taux constatés chez les témoins normaux.

La revaccination des sujets ayant reçu une primo-vaccination avec un vaccin vivant n’a déterminé aucun effet de rappel malgré plusieurs injections de vaccin poliomyélitique inactivé.

Des tentatives de vaccination contre la diphtérie et le tétanos ont montré une réponse en anticorps légèrement inférieure à celle observée chez les témoins.

Stiem a vacciné des enfants atteints de leucémie avec le vaccin rougeoleux inactivé, souche Edmonston ; il a noté une faible réponse en anticorps qu’il a attribuée au traitement immunodépresseur.

D’après le Committee of Infectious Diseases, il est possible de vacciner contre la rougeole les enfants atteints de leucémie, à condition d’arrêter la chimiothérapie pendant au moins 3 mois avant la vaccination et de 3 à 12 mois après.

Mais ce sont surtout les résultats de la vaccination antigrippale de personnes atteintes de leucémie ou de tumeur maligne sous traitement immunodépresseur, qui ont fait l’objet de nombreuses publications.

Sumaya et coll. ne trouvent pas de différence significative après vaccination grippale entre les enfants atteints de leucémie et les enfants sains.

Allision et coll. Borella et coll. notent une réponse sérologique plus faible après vaccination grippale, chez les enfants atteints de cancer ou de leucémie soumis à un traitement immunodépresseur.

Smithson et coll. ont obtenu  :

  • 75 à 85 % de séro-conversion après 2 doses de vaccin grippal espacées de 4 semaines chez des enfants âgés de 2 à 15 ans atteint de leucémie, de lymphome ou de tumeurs solides
  • 13 à 60 % après un seule dose

Ces résultats sont supérieurs à ceux obtenus par Gross et coll. où ils ne notent que 37 % de séro-conversion après 2 doses de vaccin grippal.

Les différences constatées d’un auteur à l’autre sont probablement dues à la date de la vaccination par rapport au début de la maladie et la durée du traitement immunodépresseur.

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