Indication de l’immunoglobuline : affections bactériennes

L’immunoglobuline est vivement recommande dans certaines affections bactériennes.

Coqueluche

Coqueluche

Coqueluche

L’absence d’immunité passive anticoquelucheuse d’origine maternelle chez le nouveau-né nécessite une gammaprophylaxie impérative en cas de coqueluche dans l’entourage.

Par ailleurs, l’injection de gammaglobulines anticoquelucheuses chez les nourrisson non vacciné, en période d’incubation, permet la prévention ou l’atténuation de la maladie. La posologie indiquée est de 0,3 ml/kg à deux reprise, à 48 heures d’intervalle.

En revanche, l’effet curatif des immunoglobulines spécifiques est discuté.

Tétanos

La prophylaxie idéale du tétanos est la vaccination par l’anatoxine de Ramon. Mais, malheureusement, il arrive trop fréquemment que des enfants soient mal vaccinés, d’où l’intérêt d’une gammathérapie spécifique devant une plaie suspecte.

La posologie préventive est de 250 U.I. d’immunoglobulines spécifiques d’origine humaine, soit 2 ml en injection intramusculaire.

La dose sera doublée chez un sujet présentant une plaie particulièrement souillée ou vue plus de 24 heures après une blessure.

L’injection d’immunoglobulines doit être associée à la vaccination tétanique complète ou à un rappel si la vaccination remonte à mois de 10 ans.

A titre curatif, l’usage des gammaglobulines spécifiques est controversé ainsi que la posologie qui est en moyenne de 5000 U.I. réparties en plusieurs injections espacées de 4 à 6 heures.

Autres infections bactériennes

Dans certains cas, l’immunothérapie est employée comme adjuvant dans les infections bactériennes généralisées avec symptômes septiques et toxiques sans troubles manifestes de la synthèse des immunoglobulines.

Dans ces cas, les gammaglobulines n’ont aucun effet bactéricide mais ont la faculté d’opsoniser certaines germes et de neutraliser les exotoxines bactériennes non neutralisées par les antibiotiques.

Grâce à leur teneur en antitoxines, la combinaison des deux modes d’action, préconisée par divers auteurs, crée des conditions optimales pour un traitement antibactérien pleinement efficace.

Les gammaglobulines à usage intraveineux sont, dans ce cas, d’une très grande utilité.

A titre curatif des infections bactériennes sévères, la posologie recommandée est de 150 à 200 mg/kg, à répéter toutes les 48 heures, en association avec l’antibiothérapie la mieux adaptée, de préférence par voie endoveineuse.

Bronchiques à répétition

Bronchiques

Bronchiques

L’infection récidivante des voies aériennes supérieures est l’une des difficultés cliniques les plus frustrantes rencontrées par les pédiatres.

Dans ces cas, l’injection d’immunoglobulines humaines peut être utile bien que les mécanismes de leur efficacité n’aient jamais été clairement démontrés.

Les résultats de différentes études ont révélé l’efficacité des immunoglobulines dans les infections ORL récidivantes.

Les études immunologiques effectuées chez les sujets traités ont montré, le plus souvent, un abaissement anormal des immunoglobulines sériques qui semble favoriser les infections à répétition.

Dans ce cas, la mise en route d’une gammaglobulinothérapie permet la guérison de ces infection.

Delire et coll. attribuent ces infections à répétition à un déficit immunitaire qualitatif. Dans ce cas, les dosages immunologiques ne montrent aucune anomalie quantitative, mais lorsqu’un anticorps est de mauvaise qualité, il ne peut pas saturer tous les sites antigéniques de l’agent bactérien ou viral et ne parvient pas à précipiter cet antigène sous forme d’un complexe antigène-anticorps insoluble, facilement adsorbable par les cellules du système endothélial.

Bien au contraire, il se créera un complexe antigène-anticorps soluble et circulant où l’élément antigénique conserve toujours quelques sites actifs non saturés, c’est-à-dire des complexes immuns circulants.

Il est probable, dans ce cas, que la plupart des otites et rhino-pharyngites récidivantes soient de véritables maladies à complexe immuns causées par l’existence d’un déficience qualitative des immunoglobulines.

Celles-ci sont incapables d’éliminer définitivement les antigènes responsables, d’où passage à la chronicité.

L’injection d’immunoglobulines humaines, en éliminant les complexes immuns circulants, constitue une véritable immunothérapie active chez des enfants traités pour des infections ORL à répétition.

Dans certains as, une origine allergique des infections des voies respiratoires supérieures est discutée. En fait, les trois situations pour lesquelles se discutent les parts respectives de l’infection et de l’allergie sont les rhino-pharyngites, les toux spasmodiques et les dyspnées asthmatiformes.

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