Ce qu’il faut savoir sur la vaccination internationale

Nous avons déjà parlé des vaccinations internationales obligatoires dans d’autres articles. Dans celui-ci, nous allons compléter les informations sur ce thème.

Que faire en cas de contre-indication ?

Aucune contre-indication vaccinales n’est prévue pour les voyages internationaux et le médecin traitant doit spécifier les raison et délivrer un certificat rédigé dans la langue du pays de destination ou, éventuellement en anglais.

Cependant, les autorités sanitaires aux frontières peuvent refuser ce certificat et soumettre le voyageur à une vaccination forcée ou à des mesures d’isolement ou de surveillances médicale pendant le délai d’incubation officiel de la maladie.

D’autre vaccin peuvent-ils être conseillés ?

D’autre vaccins, non-obligatoires selon les réglementations internationales, sont cependant vivement recommandés.

Le voyage est l’occasion d’une vérification de l’état vaccinal et d’une remise à jour de l’immunité vaccinale ; il s’agit essentiellement des vaccinations :

  • antipoliomyélitique
  • antitétanique

Pour certains pays :

  • de la vaccination antiméningococcique A et C du T.A.B.
  • du vaccin rabique préventif
  • du B.C.G. en cas de réaction tuberculine négative
  • à défaut du vaccin antihépatite, d’injection de gammaglobulines standard 16,5%, à la dose de 0,12 ml/kg, dont l’efficacité relative est de l’ordre de 2 à 3 mois

Le T.A.B. doit être délaissé au profit du vaccin typhoïdique : seul le bacille d’Eberth est épidémiogène.

Chez l’enfant âgé de plus de 9 mois, la vaccination rougeoleuse est vivement recommandée. Cette vaccination peut être associée au vaccin triple ou quadruple.

Enfin, de façon tout à fait exceptionnelle, les vaccinations contre la peste, le typhus exanthématique peuvent être recommandées.

Mise au point d’un calendrier de vaccinations internationales

Le calendrier des vaccinations doit être mis au point dès la première consultation, en fonction du temps disponible. Malgré l’efficacité et l’effet bénéfique des associations vaccinales, on a noté, dans certains cas, une concurrence antigénique avec échec de la vaccination.

L’association entre un vaccin cholérique ou T.A.B. d’une part, et les vaccins viraux d’autre part, est fortement déconseillée, sauf pour le vaccin antivariolique.

L’intervalle entre les vaccins amaril et cholérique ou T.A.B doit être le plus long possible, jamais inférieur à 2 semaines.

Pour les vaccinations internationales exigibles, le schéma que nous recommandons est le suivant :

  • J 0 : fièvre jaune
  • J 30 choléra

Pour les autres vaccinations, il faut au moins trois mois pour réaliser une vaccination complète :

  • J 1 : fièvre jaune + D.T. Polio (1)
  • J 30 : D.T. Polio (2) + typhoïde
  • J 60 : D.T. Polio (3)
  • J 90 : choléra

Certificat de vaccinations internationales

Certificat de vaccinations internationales

Certificat de vaccinations internationales

Les vaccinations doivent être inscrites sur un carnet de modèle international, qui est désormais d’un format plus réduit et ne dispose plus d’une page spéciale concernant la vaccination contre le choléra.

Tout médecin inscrit à L’Ordre des Médecins peut effecteur les vaccinations cholérique et variolique, depuis l’arrêté du 21.11.1977 ; l’authentification des certificats internationaux de vaccinations cholérique et variolique est assurée par l’application, par le le médecin vaccinateur, d’un cachet qui porte les mentions suivantes :

  • République Française
  • Ordre National des Médecins
  • Nom du médecin vaccinateur
  • Commune d’exercice de sa profecion
  • Numéro d’inscription à l’Ordre, précédé du code du département

Le vaccin contre le fièvre jaune est administré exclusivement dans des centres agrées qui seuls peuvent délivrer les certificats de vaccination correspondants.

L’état endémique de certaines régions peut entraîner des modification soudaines de la réglementation. Se renseigner auprès des services suivants :

  • service départemental des vaccinations de la Préfecture de la Seine
  • Direction de l’Action Sanitaire et Sociale à la Préfecture de chaque déparetement
  • Compagnies de navigation aériennes et maritimes
  • Contrôle sanitaire des frontières aériennes

Autres mesures

D’autres mesures non obligatoires pour les instances internationales sont d’une importance capitale :

La chimioprophylaxie antipaludique

Elle doit être systématiquement mise en œuvre pour tout voyageur séjournant en zone d’endémie, quels que soient son âge et la durée de son séjour.

Elle doit commencer le jour de l’arrivée en zone d’endémie et doit être impérativement prolongée pendant toute la durée du séjour et six semaines après le retour.

Quel que soit l’antipaludique utilisé, le produit n’est efficace que s’il est pris avec une régularité absolue ; une seule omission interrompt l’effet protecteur.

Des mesures d’hygiènes générale

Hygiène générale

Hygiène générale

Les mesures d’hygiènes générale permettent d’éviter et de prévenir de nombreuses affections. Les risques dans les pays tropicaux sont liés essentiellement aux maladies transmissibles par :

  • voies orales
  • cutanéo-muqueuse
  • autres vecteurs

Un Certain nombre de mesures, si elles sont bien observées, permettent de diminuer le risque de contamination.

Les précautions d’hygiène à observer concernent essentiellement :

  • l’hygiène des mains
  • l’alimentation
  • l’hygiène corporelle
  • il faut éviter de marcher pieds nus
  • de se baigner dans l’eau douce
  • d’avoir un contact avec des animaux errants

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