Tous savoir sur la vaccination

La très grande majorité des primo-vaccinations est réalisée avec des vaccins associés :

  • diphtérie
  • tétanos
  • coqueluche
  • polio buccal ou injectable

Intervalles théoriques et réels à respecter entre les injections vaccinales

Vaccin

Vaccin

L’intervalle souhaitable entre les injections est théoriquement de 1 mois.

En fait, si cet intervalle de 1 mois permet une bonne acquisition des anticorps, i ne faut pas en déduire que toute modification du rythme des injections détermine un échec de la vaccination et oblige le médecin à reprendre la vaccination dès le début.

Actuellement, on peut se permettre d’espacer le rythme des injections vaccinales sans modifier en quoi que ce soit le nombre des injections.

Des études contrôlées ont montré en effet que l’intervalle pourrait être de 3 mois entre la première et la deuxième injection et de 6 mois entre la deuxième et la troisième injection.

Il en est de même pour l’injection de rappel qui n’est pas un complément mais un élément essentiel de la vaccination.

Il n’est pas nécessaire que cette injection ait lieu le jour anniversaire de la dernière injection mais dans le courant des deux années qui suivent la primo-vaccination.

Les rappels ultérieurs auront lieu tous les 5 ans chez l’enfant, puis tous les 10 ans chez l’adulte.

En fait, la tendance actuelle est de calculer non pas en fonction de l’intervalle des injections mais en fonctions du nombre de celles-ci.

Il est admis actuellement qu’un enfant est correctement vacciné s’il a reçu 3 injection de primo-vaccination et un rappel au cours des 5 premières années de la vie, puis 3 rappels ultérieurs jusqu’à l’âge de 18-20 ans, dans n’importe quel ordre.

Vaccinations « express »

Pour des raisons diverses : voyage urgent ou constitution d’un dossier en vue d’une embauche professionnelle ou d’une entrée dans une école, on est parfois obligé d’accélérer une série de vaccinations.

Voici un schéma de vaccination qui peut être réalisé en moins de 2 mois :

  • 1er jour : D.T. + Polio + Typhoïde Vi
  • 12ème jour : fièvre jaune
  • 26ème jour : D.T. + Polio
  • 36ème jour : choléra (au cas où cette vaccination est obligatoire)
  • 50ème jour : D.T. + Polio

En cas de nécessité, le vaccin antivariolique ou le B.C.G. peuvent être faits le même jour que le vaccin cholérique.

Conséquences de l’injection sous-cutanée d’un vaccin antipoliomyélitique oral Sabin

Il arrive parfois à des médecins d’injecter par erreur un vaccin polio oral Sabin et ils sont inquiets des conséquences et le mode d’action du vaccin.

On les rassure toujours en leur disant qu’il faut recommencer par voie orale.

Cette erreur n’est pas propre à la France puisque nous avons pu trouver à travers la littérature médicale une publication tchèque traitant du même sujet avec, en plus, une étude sérologique qui démontre la non acquisition d’anticorps après une telle erreur.

Vaccinations et allaitement

Allaitement

Allaitement

Le problème se pose essentiellement lors d’une vaccination contre la rubéole en post-partum.

L’élimination du virus vaccinal de la rubéole par le lait maternel, sa transmission au nouveau-né et son rôle dans l’induction d’une infection rubéolique chez ce dernier a fait l’objet de quelques publications ces dernières années.

Buimovici et coll. ont isolé le virus vaccinal à partir du lait maternel de femmes vaccinées contre la rubéole en post-partum ainsi que la gorge de leurs nouveau-nés nourris au sein, mais dans aucun cas ces derniers n’ont développé le moindre signe clinique ou sérologique de la rubéole.

Récemment, Losonsky et coll. ont noté la présence d’IgA spécifiques dans le colostrum et dans le lait maternel de femmes vaccinées immédiatement après l’accouchement.

Le virus vaccinal a été isolé à partir du lait maternel dans 69 % des cas.

Dans une autre étude portant sur 26 nourrissons dont 16 nourris au sein et 10 avec du lait artificiel dont les mères ont été vaccinées en post-partum contre la rubéole, le virus vaccinal a été isolé dans 68 % des cas.

Le virus vaccinal a été isolé du nasopharynx des nouveau-nés nourris au sein dans 56 % des cas et dans aucun cas chez ceux soumis à un allaitement artificiel.

Une séro-conversion transitoire a été observée chez 21 ù des enfants nourris au sein sans aucune manifestation clinique de la rubéole maladie.

En revanche, aucune séro-conversion n’a été observée chez ceux nourris avec du lait artificiel.

Landes et coll. rapportent eux aussi le cas d’une séro-conversion rubéolique chez un nouveau-né nourri au sein d’une mère vaccinée en post-partum.

Il ressort de ces études que l’élimination du virus vaccinal de la rubéole par le lait maternel est possible, mais reste sans danger pour le nouveau-né qui, dans de rares cas, présente une séro-conversion sans aucune manifestation clinique de la rubéole maladie.

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