Vaccination contre la brucellose

La fréquence des brucelloses humaines est difficile à établir. Le nombre de cas déclarés en France ce dix dernières années varie entre 300 et 1000 cas annuels, chiffres très inférieurs à la réalité.

La brucellose fait des ravages

Brucellose

Brucellose

Pour la plupart des épidémiologistes, le nombre de cas réels correspond à la multiplication du chiffre déclaré par 3 ou 4.

Le taux de morbidité annuel s’élève à 1,2 pour 100000 habitants. Ce sont surtout les hommes de 40 à 55 ans qui continuent à être le plus fréquemment atteints.

La prophylaxie de la brucellose chez l’homme impose, en premier lieu, l’éradication des brucelloses animales et la disparition de la maladie chez l’unique source d’infection :

  • les ovins
  • bovins
  • caprins

Chez l’homme, la vaccination s’impose surtout pour les professions particulièrement exposées.

Quelques expériences

Des tentatives de vaccinations ont été réalisées avec des vaccins tués, depuis 1906 par Eyre, puis par Nicoll et Conseil. Mais les vaccins n’ont pas eu une application sur une grande échelle à cause de la mauvaise protection qu’il confèrent.

Des vaccins vivant ont été utilisées en U.R.S.S depuis 1952 malgré leur faible efficacité et les réactions allergiques post-vaccinales qu’ils provoquent.

Des vaccins microbiens tués ont été également mis au point aux États-Unis. Ces vaccins se sont révélés inactifs et avaient l’inconvénient de provoquer des réactions d’hypersensibilité retardée très importantes.

Vaccin

Vaccin

En France, c’est en particulier Roux et coll. qui ont mis au point un vaccin dont les premiers essais ont montré la parfaite efficacité.

Ce vaccin est constitué d’une fraction antigénique chimiquement définie, extraite de B. Melitensis. Il s’agit de la fraction phénol insoluble qui s’est révélée dépourvue de toxicité. Ce vaccin, en cours de commercialisation par l’Institut Mérieux, est administré en deux injections à quinze jours d’intervalle après intradermo-réaction à la mélitine négative. Le rappel est effectué au bout de 12 à 18 mois.

Une réaction locale à type d’érythème et d’œdème dont la durée n’excède pas deux à trois jours est généralement observée. La réaction locale s’accompagne d’une réaction générale avec céphalée et malaise général, parfois d’une légère hyperthermie. Tous ces signes régressent e en 2 à 3 jours.

L’immunisation peut parfois provoquer des réactions très violentes chez les sujets déjà infectés. Il est donc impératif, avant toute injection vaccinale, de détecter la présence d’anticorps antibrucella ainsi que l’état d’hypersensibilité à la mélitine. Seule sont vaccinées les personnes ne présentant aucune suspicion de brucellose récente ou ancienne.

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