La vaccination contre l’herpès

Depuis la première description de l’infection herpétique, il y a un demi-siècle, très peu de progrès ont été accomplis quant au contrôle de cette maladie.

A propos de l’infection herpétique

Herpès sur la bouche

Herpès sur la bouche

La primo-infection herpétique est, dans la majorité des cas, absolument latente mais peut donner une symptomatologie très caractéristique dont la gingivo-stomatite constitue la forme la plus commune.

Des accidents graves peuvent se voir, tels que :

  • la kérato-conjonctivite
  • la méningo-encéphalite
  • la forme généralisée, survenant essentiellement chez les sujets atteints d’un déficit immunitaire ou lors d’une vaccination antivariolique

A la primo-infection peuvent se succéder les manifestations de l’herpès récurrent dues à la présence du virus herpétique dans des cellules cibles spécifiques où le virus persiste à l’état latent, à partir duquel il peut se réactiver sous certaines influences.

Le virus herpétique comprend deux variétés antigéniques :

  • le virus herpés simplex type I HSV 1, responsable de la gingivostomatite et de la kératite herpétique
  • le virus herpétique, type II, HSV 2, transmis sexuellement, responsable de l’herpès génital récidivant ; il serait également responsable de la plupart des infections herpétiques extra-orale et extra-génitale.

Diverses études sérologiques ont montré que:

  • 60 à 100% des adultes possèdent des anticorps vis-à-vis du HSV 1
  • seulement 10 à 20% sont infectés par le HSV 2

Le virus herpétique, en particulier le HSV 2, a en plus un pouvoir :

  • tératogène
  • oncogène

Un certain nombre de cancers animaux spontanés et expérimentaux sont liés à l’infection par le virus herpétique, tels que :

  • le lymphome de Marek chez la poule
  • l’adénocarcinome rénal de Lucke chez la grenouille
  • certains lymphosarcomes et leucémies :
    • du singe
    • du lapin
    • du cobaye

Le vaccin herpétique

Vaccins

Vaccins

Actuellement, nous ne possédons pas de vaccin anti-herpétique. Les vaccins vivants à usage vétérinaire ne peuvent pas être adaptés à l’homme à cause du risque oncogénique du virus herpétique. De ce fait, le vaccin à usage humain doit contenir des souches sélectionnées, libres de tout matériel génétique capable d’une activité oncogénique.

C’est en 1930 que Urbain et Schaeffer ainsi que d’autres ont mis au point un vaccin inactivé.

Malgré les essais effectués aussi bien chez l’animal que chez l’homme, ce type de vaccin a été rapidement abandonné à cause de sa faible antigénicité et des échecs observés après immunisation.

Depuis lors, les recherches se sont orientées vers la mise au point d’un vaccin vivant atténué, mais différents problèmes doivent être résolus avant la mise en application d’un tel vaccin.

Il s’agit essentiellement de préparer des vaccins exempts de tout risque oncogénique, c’est-à-dire libre d’ADN.

Les progrès récents accomplis dans le domaine de la purification des vaccins ont permis à Cappel et coll de mettre au point un vaccin herpétique sans ADN, qui s’est révélé efficace chez l’animal.

Mais ces vaccins permettront-ils de prévenir la primo-infection herpétique et d’enrayer efficacement les atteintes récidivantes, en dehors de tout risque oncogénique qui font la gravité de l’herpès ?

 

 

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