Vaccination contre les leptospiroses et les caries dentaires

En lisant cet article, vous allez avoir l’occasion de connaître l’essentiel sur la vaccination contre les leptospiroses et les caries dentaire.

Vaccination contre les leptospiroses

Vaccination

Vaccination

La vaccination contre les leptospiroses n’a jamais été généralisée et a été réservée à certaines catégories d’individus particulièrement exposés à l’infection du fait de leur profession :

  • travailleurs des rizières
  • marais
  • égoutiers…

Des essais de vaccinations par différents types de vaccins ont été réalisés au Japon, aux États-Unis et en Europe.

Mais à l’heure actuelle il n’existe aucun vaccin universel. Le genre leptospires comprend :

  • 27 sérogroupes
  • 128 sérotypes

Leur spécificité immunologique est très étroite ; les sujets immunisés ne sont protégés que contre les types microbiens qui entrent dans la composition du vaccin.

Les vaccins contre les leptospiroses sont de deux types :

  • soit des vaccins tués
  • soit des vaccins vivants atténués

Ces derniers ne sont pas utilisés et semblent être dangereux pour l’homme.

Vaccination contre la carie dentaire

La carie dentaire est l’une des affections les plus largement répandues dans le monde.

Plusieurs facteurs ont été incriminés dans la pathogénèse de la carie chez l’homme. Des micro-organismes ainsi que des substrats alimentaires contribuent à la formation de la plaque et à sa persistance sur les surface dentaires.

Parmi les micro-organismes le rôle des streptocoques, en particulier le streptocoque mutans et le streptocoque sanguis, est établi de façon convaincante alors que le rôle des lacto-bacilles semble être controversé.

Les substrats alimentaires intervenant dans la genèse de la carie dentaire comprennent essentiellement des glucides  fermentescibles tels que le sucrose qui est susceptible de fermentation acide, facilement dépolymérisé en glucose insoluble.

Carie dentaire

Carie dentaire

La carie dentaire étant essentiellement une maladie bactériologique, il est raisonnable de s’attendre à ce qu’elle soit prévenue par des moyens immunologiques. L’idéal serait la mise au point d’un vaccin préventif.

Depuis 1940, des essais ont été tentés pour empêcher la carie dentaire en injectant à des volontaires humains des souches orales de lactobacilles que l’on croyait être l’agent causal. Cette tentative de vaccination a été délaissée pour deux raisons :

  • il s’avéra tout d’abord que le lactobacille n’avait qu’un rôle secondaire dans la genèse de la carie
  • les dents paraissaient, du point de vue immunologique, non influencées par les anticorps de la salive dont la concentration est plus faible que dans les plasma

Cependant ces dernières années deux développements ont ranimé l’intérêt t la possibilité de l’immunisation contre la carie dentaire.

Des preuves formelles ont révélé que le streptocoque mutans, hautement cariogène chez les animaux, peut être associé à la carie dentaire chez l’homme et la découverte d’un fluide gingival qui s’infiltre par les crevasses entre les dents et la gencive, contient la moitié de la concentration en anticorps du sérum.

Dans leur étude Bowen et coll. ont vacciné des groupes de trois singes avec huit injections, sous la muqueuse buccale, par une suspension de bactéries entières de streptocoques mutans, sur une période de trois semaines suivi par quatre doses de rappel pendant 5 ans et demi.

Les singes furent mis à un régime producteur de caries pendant 7 ans. Les animaux immunisés n’ont eu au total que 20 lésions. Cependant ces résultats n’étaient pas statistiquement significatifs.

Dans une autre étude, les singes ont été immunisés non pas avec des bactéries entières, mais avec des bactéries tuées, désintégrées de streptocoques mutans.

Ces signes n’ont présenté aucune carie pendant 4 ans, alors que les cinq singes témoins développèrent au total 64 caries.

Lehner et coll. parvinrent à retarder l’apparition de la carie chez 4 des 12 singes immunisés pendant une période de 70 semaines, alors que chez les 11 signes témoins la carie est apparue après 17 semaines.

La présence »d’anticorps est notée 4 semaines après la vaccination alors que chez les témoins les anticorps n’apparaissent que 20 à 48 semaines après le début de la carie.

Ajjan L et Bonnet M insistent dans leur thèse sur la diversité de la flore buccale bactérienne et le rôle du streptocoque mutans dans la carie dentaire.

La mise au point d’un vaccin doit tenir compte non seulement de l’antigène majeur responsable de la carie, mais aussi :

  • de sa voie d’administration, buccale ou injectable
  • de l’âge de la primo-vaccination
  • de la durée de l’immunité
  • du rythme des rappels

Ces résultats donnent l’espoir qu’un vaccin peut éventuellement être utilisé contre la carie chez l’homme, mais un nombre important de problèmes reste encore à élucider.

Si les caries peuvent être prévenues par l’immunisation, pourquoi la première atteinte ne détermine-t-elle pas une immunisation naturelle ?

Il est probable que, chez l’homme, plusieurs sérotypes de streptocoques mutans ainsi que d’autres bactéries, sont responsables de la carie dentaire.

La possibilité d’utiliser un vaccin streptococcique contre la carie chez l’homme est tout à fait exclue à l’heure actuelle ; cependant la perspective d’une prophylaxie anti-carie par la vaccination collective est très séduisante.

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