Vaccination contre la toxoplasmose

C’est en 1908 que Nicolle et Manceaux isolèrent chez un rongeur sauvage du sud tunisien un protozoaire endocellulaire en forme de crossant, qu’ils dénommèrent Toxoplasma Gondii.

La découverte de la toxoplasmose humaine

Toxoplasmose

Toxoplasmose

Mais ce n’est qu’en 1939 que Wolf et Cowen ont attiré l’attention sur la toxoplasmose humaine et démontré que le toxoplasma constitue une cause possible d’encéphalopathie congénitale, l’observation publiée par Janku en 1923 étant passée inaperçue.

La mise au point en 1948 d’un test sérologique a permis d’apprécier la diffusion du parasite chez l’homme et l’animal.

En 1963, Hutchnson et coll au Danemark, puis en 1970, Frenkel et coll, élucidèrent le cycle de Toxoplasma Gondii et permirent de comprendre le rôle du chat et le mode d’infestation des herbivores.

Depuis, les recherches sur ce sujet se sont multipliées et le toxoplasme occupe de nos jours une place importante en pathologie humaine. On admet actuellement qu’environ 500 millions à un milliard d’individus sont contaminés dans le monde.

Le traitement de la maladie

Le traitement de la toxoplasmose est décevant car il n’agit que sur le toxoplasme en cours de multiplication et épargne les formes enkystées.

On utilise généralement des médicaments antiparasitaires et parfois une corticothérapie associée pour juguler les phénomènes inflammatoires déclenchés par la lyse parasitaire.

Il est actuellement acquis, qu’après infection, il se développe une immunité qui peut être mise en évidence par le test de Sabin et Feldman. Mais à côté de l’immunité humorale, l’immunité cellulaire joue aussi un rôle important.

La vaccination humaine contre la toxoplasmose sera difficile à mettre au point. Les seuls succès obtenus par vaccination l’ont été par l’utilisation de souches virulentes chez la souris ou le cobaye, et Beverley utilisa cette propriété pour protéger des troupeaux de brebis contre les avortements dus à la toxoplasmose.

Vaccin

Vaccin

L’utilisation de la souche RH Sabin a toujours échoué chez la souris. Cependant, quelques succès ont été obtenus avec d’autres souches en utilisant des stimulants de l’immunité.

Par ailleurs :

  • l’utilisation ce souches irradiées de RH Sabin a permis à Seah et coll de protéger les souris
  • l’utilisation de fraction antigénique de toxoplasme par Osaki et coll et par Araujo et coll semble particulièrement intéressante
  • la préparation d’un vaccin chimique à partir de l’ARN semble protéger la souris contre les réinoculations par les oocystes et les trophozoïtes

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