Vaccinations et cancers

Les infections aussi bien virales que bactériennes sont particulièrement fréquentes au cours des cancers.

Elles dépendent directement du cancer, de l’immunodépression humorale et cellulaire, consécutive à la chimiothérapie ainsi qu’à la radiothérapie.

Faut-il vacciner les cancéreux ?

Une fille cancéreuse

Une fille cancéreuse

Il est évident que les vaccinations courantes ne concernent pas les cancéreux en phase évolutive ou terminale mais s’adressent généralement à ceux dont le cancer est stabilisé, en rémission ou guéri.

S’il faut proscrire toute vaccination par vaccin vivant atténué chez les cancéreux, particulièrement chez ceux soumis à un traitement immunodépresseur, par contre les vaccins tués ou inactivés, les anatoxines et les vaccins polysacchraridiques sont généralement bien tolérés.

Le risque majeur de la mode d’action des  vaccins inactivés est la faible réponse sérologique post-vaccinale par rapport aux sujets normaux vaccinés, dans les mêmes conditions.

A quel moment réaliser la vaccination ?

Afin d’assurer une meilleure efficacité de la vaccination, il est important d’administrer le vaccin avant toute thérapeutique immunodépressive.

Quels vaccins ?

Des complications mortelles ont été observées après vaccination par vaccin vivant atténué chez les cancéreux, essentiellement après vaccination variolique ou rougeoleuse.

Le B.C.G. n’entraîne pas de risque majeur chez les cancéreux.

Ce vaccin est utilisé en cancérologique comme immunostimulant généralement bien toléré, mais des réactions à type de nécrose locale (1/5000), d’adénites (1/25) sont signalées.

La bécégite généralisée est exceptionnelle.

Les complications et la mortalité dues à la varicelle augmentent considérablement chez les enfants atteints d’un déficit immunitaire.

Elles sont provoquées soit par une dissémination virale majeure avec coagulation intravasculaire disséminée, encéphalite et, parfois, pneumopathie interstitielle, soit par surinfection.

La mortalité varie selon les statistiques entre 8 et 50 %.

Depuis 1970, les auteurs japonais ont largement utilisé le vaccin vivant atténué contre la varicelle, souche OKA, chez des enfants séro-négatifs atteints de leucémie ou de tumeur maligne, soumis à une chimiothérapie anticancéreuse.

La vaccination est effectuée lors d’une période de rémission ou après arrêt du traitement immunodépresseur, au moins une semaine avant et une semaine après immunisation.

Ce vaccin s’est révélé d’une innocuité totale avec sero-conversion chez 98 à 100 % des enfants vaccinés.

Autres vaccins

Depuis la découverte des vaccins, les chercheurs n’ont pas cessé d’évoluer. Ci-après quelques vaccins qui doivent être largement utilisés chez les cancéreux :

  • le vaccin grippal
  • tétanique
  • poliomyélitique inactivé
  • le vaccin pneumococcique

Le vaccin antityphoïdique, en raison de sa mauvaise tolérance, doit être proscrit.

Le vaccin antirabique, en raison de la gravité de la maladie, doit être impérativement institué et systématiquement associé à une sérothérapie ou une gammathérapie spécifique, quels que soient la gravité et le degré des lésions provoquées par l’animal mordeur.

Cette vaccination relève des centres antirabiques.

Reste enfin le problème de la vaccination dans le but d’augmenter les anticorps des sujets ayant été atteints d’une tumeur maligne apparemment guérie, soit par chimiothérapie, soit par exérèse chirurgicale, qui seront vaccinés sans précaution particulière ; il faut toutefois éviter de vacciner du côtés de l’intervention ou de la radiothérapie.

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