Vaccinations ; indométhacine et affections neurologiques

On souvent tendance à vacciner les enfants dès leur plus jeune âge ; toutefois, il y a quelques points à savoir sur la vaccination.

Vaccinations et indométhacine

Vaccination d'un enfant

Vaccination d’un enfant

Quelques publications font état d’une action immunodépressive de l’indométhacine, Rodriguez et Barbabosa ont rapporté des cas de varicelle hémorragique chez des enfants soumis à un traitement par indométhacine, du même type que celle constatée lors d’un traitement par corticoïdes.

Par ailleurs, Maddocks et coll. rapportent le cas d’une vaccination antivariolique avec complications graves chez un sujet traité par indométhacine, ayant laissé une cicatric de 3 cm de diamètre;

Il est aussi prudent de ne pas administrer un vaccin vivant atténué à des sujets soumis à un tel traitement.

Vaccinations et affections neurologiques

L’existence d’une affection neurologique évolutive constitue une contre-indication absolue à la vaccination.

Il faut également être prudent lors de la vaccination d’un nourrisson chez qui l’on retrouve des antécédents de crises convulsives.

Cette prudence doit être observée avec tous les vaccins et essentiellement avec les vaccins coquelucheux et variolique.

Il est prudent d’utiliser le vaccin coquelucheux séparément et de faire une immunisation très progressive avec la même méthode proposée chez les enfants allergiques, sous couvert d’une médication anticonvulsivante.

Vaccination d'un bébé

Vaccination d’un bébé

Mande propose de commencer par le 1/4 de dose.

Si cette dose est bien supportée, on peut l’augmenter progressivement pour atteindre la dose normale à la troisième injection, mais il est bon en un tel cas de prévoir une quatrième injection.

Si la dose réduite est mal supportée, mieux vaut différer les injection suivantes et reprendre plus tard.

Il en est de même chez l’enfant atteint de comitialité ; les vaccinations doivent être pratiquées sous couvert de gardénal-aspirine ou Diazépam.

Les séquelles neuropsychiques de traumatismes obstétricaux et les encéphalopathies infantiles doivent conduire à ne pas entreprendre les vaccinations avant la fin de la première année de la vie.

Les sujets atteints de sclérose en plaques, maladie rare dans l’enfance, peuvent être vaccinés avec les vaccins inactivés mais il faut proscrire, chez ces malades soumis à une corticothérapie, les vaccins à virus vivants.

L’enfant atteint d’une trisomie 21 peut et doit recevoir tous les vaccins.

L’exclusion d’un vaccin coquelucheux peut, dans certains cas, se discuter chez les mongoliens avec antécédents de crises convulsives.

Mais le mongolien est-il capable de répondre correctement à la vaccination ?

D’après les études effectuées à ce sujet, il semble qu’il réponde mal à la vaccination.

Godon et coll. étudiant la vaccination antigrippale chez les enfants mongoliens ont noté une mauvaise acquisition des anticorps après vaccination.

Siegel puis Griffith et coll. ont noté après vaccination antitétanique un taux d’anticorps très inférieur à celui des témoins.

Green et coll. étudiant les anticorps après vaccinations poliomyélitique, rubéolique et morbilleuse ne trouvent aucune différence par rapport au témoin chez le jeune mongolien.

Mais la différence est très significative chez les mongolien âgé.

Troisi et coll. analysant la séroconversion et le taux d’anticorps chez les mongoliens ne trouve pas de différence par rapport au taux observé dans une population normale ; par contre il est nettement inférieur à celui que l’on note chez les personnes atteintes de déficit immunitaire ou sous hémodialyses.

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