Vaccins bactériens sans risque chez la femme enceinte

Il existe également des vaccins bactériens pouvant être utilisés sans risque chez la femme enceinte.

Vaccins classiques

Vaccination par le B.C.G.

Le B.C.G. , comme le Bacille de Koch n’a pas d’action tératogène, mais de nombreux auteurs déconseillent cette vaccination pendant la grossesse.

En cas de contamination, on pourra instituer une chimiothérapie antituberculeuse.

Vaccination anticoquelucheuse

BONNEFOI et MALINAS recommandent le vaccin anticoquelucheux chez la femme enceinte, alors que d’autres déconseillent formellement cette vaccination.

Le vaccin anticoquelucheux provoque fréquemment de fortes réactions et l’hyperthermie qui accompagne les réactions vaccinales peut déclencher un avortement.

Il semble donc imprudent de vacciner une femme enceinte, surtout que l’indication de cette vaccination se pose très rarement à l’âge adulte.

Vaccination antityphoparatyphoïdique

En cas de vaccination par inadvertance d’une femme enceinte, une interruption volontaire de grossesse n’est pas indiquée, le seul risque est un éventuel avortement en relation avec l’hyperthermie.

Vaccination anticholérique

Les vaccins utilisés sont des suspensions aqueuses de vibrions cholériques, tués ou non par la chaleur, inactivés le plus souvent par le phénol ou le formol.

Ces vaccins contiennent 8 x 10 germes par ml, par moitié de sérotype Ogawa et par moitié de sérotype Inaba.

La vaccination se fait par voie sous-cutanée. Elle peut être aussi effectuée par voie intradermique.

La législation internationale considère que le certificat devient valable 6 jours après l’inoculation (le nombre des injections n’est pas précisé). La durée de validité est de 6 mois.

La vaccination cholérique s’impose surtout lors d’un voyage à l’étranger dans certains pays d’endémie classique de choléra.

Cette vaccination peut être faite sans danger aux femmes enceintes pendant le premier trimestre de la grossesse, à l’occasion d’un voyage dans des territoires d’endémie ou dans des pays où sévit une épidémie.

Anatoxines

Vaccination antidiphtérique

L’immunisation diphtérique est mal supportée par les adultes, déterminant des réactions fréquentes à type d’hypertermie, occasionnant des avortements spontanés ou des accouchements prématurés.

Plusieurs auteurs déconseillent formellement cette vaccination au cours de la grossesse.

Cependant, MALINAS considère la vaccination diphtérique comme anodine et même utile car elle donne au nouveau-né une solide immunité.

Vaccination antitétanique

Le vaccin utilisé doit être fortement antigénique et adsorbé.

La première dose de vaccin doit être administrée tôt pendant la grossesse. Un long intervalle est à respecter entre la 1ère et la 2è dose qui doit être administrée au plus tard 15 jours avant la date prévue de l’accouchement.

Un intervalle plus court peut être toléré si la première dose a été injectée tardivement, dans les 10 semaines précédant l’accouchement.

On peut toujours tenter de prévenir le TNN en commençant la vaccination en 4 semaines ou 2 semaines avant l’accouchement. Un délai inférieur ne détermine aucune protection, mais doit être tenté s’il n’y a pas d’autres recours.

Les rappels de vaccin tétanique pour les jeunes filles en âge de procréer est impératif s’il existe une importante notification du TNN.

Vaccins polysaccharidiques

Vaccination antipneumococcique

Les pneumococcies s’observent surtout chez le jeune enfant et chez le vieillard.

Elles restent peu fréquentes chez la femme en âge de procréer et la vaccination pendant la grossesse trouve peu d’indications.

Vaccination méningococcique

Les méningites de type A et C sont exceptionnelles en France et la vaccination ne trouve que peu d’indications sauf lors d’un voyage en zone endémique.

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